Militantisme : collage dans l’Ouest Aveyron

Les féministes gauchistes rampent devant le burkini mais suppriment l’usage du “Mademoiselle” !

Caroline de Hass : ancienne secrétaire générale de l’UNEF, elle fut membre du MJS et du PS, elle fut aussi l’assistante de Benoit Hamon, elle fonde “Osez le féminisme” (sic)

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Laura Slimani : membre du PS, elle fut présidente du MJS et préside aujourd’hui les “Jeunes socialistes européens”, elle est proche de Benoit Hamon.

 

slimani

 

Esther Benbassa : Sénatrice EELV

 

ESTHER

« Occitanie » : le Front National dépose un recours contre le nouveau nom de la région

france-jametLe Front national a annoncé ce mardi 23 août avoir déposé le 17 août dernier devant le tribunal administratif de Toulouse un recours contre la délibération du Conseil régional qui nomme « Occitanie (Pyrénées-Méditerranée) » la nouvelle région issue de la fusion de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Selon France Jamet, présidente du groupe FN à la Région (premier groupe d’opposition en nombre d’élus), « de multiples irrégularités ont entaché le processus de détermination du nom. Madame Delga a agi de façon très autoritaire, en écartant, dès le départ, l’opposition du comité chargé de produire la liste de 5 propositions ».

Le FN dénonce l’organisation de la consultation populaire sur le nom et « le rejet purement arbitraire » du nom « Languedoc-Pyrénées ». Pour France Jamet, il s’agit d’un« excès de pouvoir ».

On ignore à l’heure actuelle quand le tribunal administratif de Toulouse examinera ce recours. Mais le calendrier est serré. Le Conseil d’Etat doit se prononcer et rendre un avis au gouvernement qui doit valider les noms des nouvelles régions avant le 1er octobre.

Du côté de la présidence de la Région, la réaction ne s’est pas faite attendre :« L’extrême droite a décidé depuis le début du mandat de pratiquer une obstruction délibérée et systématique, indique la Région. Ainsi, elle dépose après chaque assemblée plénière des recours sur des délibérations, recours qui ont été à chaque fois rejetés par la justice ».

Le nom Occitanie, avec son sous-titre « Pyrénées Méditerranée », ne fait pas l’unanimité. La droite et le centre lui préféraient « Languedoc Roussillon Midi Pyrénées » et ont même adressé un courrier à Manuel Valls en ce sens. Et puis les Catalans estiment avoir été « oubliés » et ne pas se sentir impliqués dans le nom Occitanie.

Le feuilleton continue.

Source : France 3

Florian Philippot était l’invité de RTL

Le député européen et vice-président du Front national a répondu aux questions de Jérôme Chapuis, le 24 août sur RTL.

Les nouveaux esclaves : l’Allemagne crée des emplois… à 80 centimes de l’heure pour les migrants !

AMISTADBerlin compte créer 100.000 “minijobs” à destination des populations réfugiées en Allemagne pour faciliter leur intégration. A moindre coût.

Bien accueillie ou conspuée, la proposition ne laisse personne indifférent. Mardi, le ministère du travail allemand a annoncé qu’il comptait créer 100.000 emplois à destination des migrants arrivés dans le pays ces dernières années pour favoriser l’intégration de ceux qui ne disposent pas de titre de séjour. Jusque-là, rien de sulfureux. Sauf que dans la droite ligne des “mini-jobs” créés dans le pays avec les lois Hartz dans les années 2000, ces emplois devraient être payés… 80 centimes de l’heure. Un salaire très bas, inférieur même à celui que touchent les chômeurs de longue durée (un euro et cinq centimes) que justifie le gouvernement par la nécessité de multiplier les offres : ”Les réfugiés qui restent en Allemagne ne doivent pas devenir des chômeurs de longue durée”, a martelé le gouvernement à l’occasion de cette annonce.

Critiques des écologistes. La plupart de ces futurs emplois seront créés dans les structures d’accueil où sont logés les migrants. Un moyen de limiter les frais de transport et d’hébergement pour eux, même si cet argument est largement contesté,comme le rapporte France Bleu en citant la députée écologiste Brigitte Pothmer : “Malheureusement, les réfugiés ne pourront exercer que des activités très éloignées du véritable marché du travail allemand. Ces activités ont été conçues pour des chômeurs de longue durée qui ont besoin d’une structure d’accueil où on les prend en charge au quotidien. Cela concerne des personnes qui n’ont pas travaillé depuis longtemps, ce qui n’est pas le cas des réfugiés, qui, eux, insistent pour trouver un emploi”.

Débat économique… De plus, les mini-jobs font débat en Allemagne. En effet, en 2011, 20% des salariés allemands étaient payés à un niveau inférieur au Smic horaire français et 40% avaient un salaire mensuel net inférieur à 1000 euros. En 2012, l’Agence allemande pour l’emploi (BA) a chiffré à 7,4 millions le nombre de “mini-jobs”, des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum, dont plus d’un tiers concernaient des salariés ayant plusieurs emplois. Selon le BA, ils pénaliseraient parfois la création de vrais emplois.

Et débat politique. De l’autre côté du spectre politique, les défenseurs du projet arguent que les réfugiés sont pour la plupart heureux de participer à ces activités qui ne sont “pas un vrai travail”, comme le soutient Gudrun Heute-Bluhm, directrice générale de l’association des villes allemandes. A noter que les migrants accueillis dans les foyers du pays perçoivent une aide des collectivités locales proche de 140 euros. Pour ceux qui se logent par leurs propres moyens, cette aide monte à 300 euros. Mais le salaire proposé dans le cadre de ces mini-jobs restera tout aussi bas pour eux. Quoi qu’il en soit, ce projet, porté par le gouvernement dans un pays où le mouvement xénophobe Pegida et les agressions de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne contribuent à alimenter le débat sur la conduite à adopter vis-à-vis des réfugiés installés en Allemagne, risque d’être encore sujet à de longues polémiques.

Source : Europe 1

Le patron du Financial Times décoré de la Légion d’Honneur pour service rendu à la propagande pro UE !

Lionel Barber, éditeur du Financial Times, vient d’être fait Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur par la France.

Il a exprimé sa satisfaction sur tweeter avant d’effacer rapidement son tweet conscient de la polémique que cela pouvait entraîner. La presse française ne s’est pas fait pas l’écho de cette information.

La lettre l’informant de son élévation au rang de chevalier indique notamment pour motif “le rôle positif du Financial Times dans le débat européen” durant la campagne du Brexit …. en somme le soutien inconditionnel à l’UE. La finance n’est clairement pas l’ennemi de François Hollande !

FT

 

Source : The Guardian

Aprés le Brexit, toujours pas de tsunami : l’économie britannique déjoue les pronostics

UKMatteo Renzi, Angela Merkel et François Hollande se sont retrouvés lundi en Italie pour chercher les moyens de relancer une Europe en pleine crise existentielle, avant un sommet européen «post-Brexit» à 27 à Bratislava le 16 septembre.

La décision britannique de quitter l’Union européenne (UE), le «Brexit», et ses conséquences sur l’avenir de l’UE ont très vite alerté les dirigeants français, italien et allemand. Lors d’un précédent mini-sommet à Berlin le 27 juin, ils avaient ainsi appelé à une «nouvelle impulsion» pour l’Europe. Ce lundi ils se réunissent à nouveau pour chercher les moyens de relancer une Europe en pleine crise.

Mais de son côté, malgré le vote en faveur du Brexit, le 23 juin dernier, l’économie britannique affiche une bonne santé. «Jusqu’à présent, le vote pour le Brexit ne parvient pas à affecter les indicateurs économiques officiels. Il est encore tôt, mais il est évident qu’une baisse de la confiance n’est pas avérée, tant pour les consommateurs que pour les entreprises», lance Laith Khalaf, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Les dernières statistiques officielles sont quasi-unanimes à l’image des ventes au détail, publiées jeudi 18 août, qui ont nettement rebondi de 1,4% en juillet, bien plus que prévu par les analystes, laissant penser que les consommateurs n’ont pas changé leurs habitudes.

Les magasins ont même pu compter sur les dépenses des touristes dont le pouvoir d’achat se trouve gonflé par la faiblesse de la livre. Howard Archer, économiste chez IHS, prévoit même que cette tendance pourrait se poursuivre en août grâce à une météo clémente et l’effet d’entraînement des excellentes performances de l’équipe de Grande-Bretagne lors des Jeux olympiques.

Activité hôtelière au beau fixe

Selon le comparateur d’hôtels trivago.fr, le «Brexit» ne semble pas avoir affecté l’activité hôtelière outre-Manche. Le prix de la nuitée en livre sterling est resté stable après le Brexit. C’est le jeu des taux de change qui a augmenté le pouvoir d’achat des Européens, rendant les prix en euro plus attractifs. C’est donc la chute de la monnaie britannique qui a fait baisser les tarifs hôteliers dans les grandes villes du Royaume-Uni dès le lendemain de la victoire du «Leave».

Mais cette «baisse» tarifaire est néanmoins restée ponctuelle: après quelques jours de baisse, les tarifs hôteliers se sont rapidement stabilisés et étaient même en hausse à Édimbourg. Et si les tarifs ont diminué entre août 2015 et août 2016, c’est parce que les hôteliers britanniques baissent leurs tarifs depuis quelques mois pour attirer les voyageurs notamment à Londres où le prix d’une nuit d’hôtel en chambre double standard a baissé de 20%. «Elle était facturée 213 euros en moyenne en août 2015, contre 168 euros en moyenne au mois d’août 2016», rapporte Trivago.

Chômage historiquement bas

D’autres publications portant sur juillet, le premier mois complet depuis le vote, ont rassuré, avec notamment la baisse des demandes d’allocation chômage, la légère accélération de l’inflation, ou encore la stabilisation des ventes de voitures neuves. «Le chômage est historiquement bas et la confiance des consommateurs reste élevée», remarque Daniel Vernazza, économiste chez Unicredit, expliquant que «la plupart des personnes qui ont voté pour quitter l’Union européenne ne pensaient pas que le résultat allait plomber l’économie du Royaume-Uni, ils ne devraient donc pas réduire trop leurs dépenses à court terme».

L’optimisme gagne également les investisseurs, puisque l’indice vedette de la Bourse de Londres a fortement accéléré depuis le début du mois d’août, il est vrai, principalement porté par le nouveau dispositif dévoilé par la Banque d’Angleterre (BoE). La BoE, qui a baissé ses taux et injecte davantage de liquidités dans le système financier, pourrait d’ailleurs être bientôt épaulée par le gouvernement britannique qui envisage des mesures de relance pour l’automne.

Pas de big bang économique

Alors que certains analystes craignent que le référendum paralyse les entreprises qui réduiraient leurs investissements, d’autres imaginent le contraire: «Nos échanges avec les équipes dirigeantes d’entreprises nous indiquent qu’à court terme, elles estiment l’impact du Brexit assez faible sur le comportement des sociétés», peut-on lire sur la note d’UBP. Néanmoins, «nous n’écartons pas la possibilité de chocs sur la confiance des consommateurs, le marché du travail et les décisions en termes de dépenses d’investissement et d’investissements directs en provenance de l’étranger», détaille Patrice Gautry, chef économiste d’UBP, au sujet du Royaume-Uni.

Pas de big bang économique en vue non plus ni au niveau européen ni au niveau mondial. Le «risque» est donc plutôt politique avec une fragmentation politique de l’UE et des pays qui pourraient réclamer, soit une sortie de l’UE, soit un statut spécifique.

Il faudrait d’abord que le Royaume-Uni sorte effectivement de l’UE… Le Sunday Times a prévenu que le gouvernement conservateur de Theresa May ne visait pas une sortie avant la fin 2019.

Source : Le Figaro

Front National: le sondage qui tue !

France: Local elections in LilleSelon un sondage Odoxa pour Le Parisien, 9 Français sur 10 ont une mauvaise image globale des partis politiques et plus d’un sur trois une “très mauvaise opinion”. Mais Le FN échappe à cette vindicte …!

Dès lors que, dans un sondage, les Français expriment leur opinion sur les partis politiques de gouvernement, la litanie des pourcentages est accablante – la preuve indiscutable d’une défiance d’airain, la marque sans cesse renouvelée d’une rupture démocratique, la condamnation d’un système institutionnel, celui de la Ve République qui, jusque-là, avait su fournir les preuves de son efficacité. L’écheveau est en ruines.

- Mauvaise opinion des partis politiques : 89%.

- Les partis politiques ne sont pas crédibles : 94%.

- Les partis politiques ne sont pas honnêtes : 93%.

- Les partis politiques ne sont pas capables de proposer des solutions efficaces : 91%.

- Les partis politiques ne sont pas proches des préoccupations des Français : 90%.

- Les partis politiques ne sont pas porteurs d’idées nouvelles : 86%.

- Les partis politiques ne sont pas modernes : 85%.

Inutile de commenter ces chiffres du récent sondage Odoxa pour Le Parisien. Ils indiquent l’ampleur de la rupture, de l’incompréhension, de la défiance envers les principaux responsables politiques, qu’ils soient d’ailleurs de droite ou de gauche. Mais une précision mérite d’être relevée, car elle indique sans contestation possible les contours de la crise morale et politique qui frappe la France et ses citoyens : le rejet frappe d’abord de plein fouet les partis de gouvernement, le PS et Les Républicains. Car il suffit de détailler les sous-questions de cette étude d’opinion pour constater que le Front National échappe pour partie à cette vindicte. Deux indications supplémentaires, aussi précises que flippantes :

- Le parti le plus proche des préoccupations des Français ? FN – 23% (PS-12; LR-12).

- Le parti capable de proposer les solutions les plus efficaces ? FN – 22% (LR-17; PS-13).

Près d’un quart des Français estime le FN en mesure d’exercer le pouvoir

La preuve qu’une partie significative de l’opinion publique ne considère plus Marine Le Pen et Florian Philippot comme les contestataires et les dénonciateurs du système – cette fonction là, sans possibilité d’y échapper, était attribuée au seul Jean-Marie Le Pen. Dans l’esprit d’un quart des Français, le Front National est désormais en mesure d’exercer le pouvoir. Un succès sans précédent pour la nouvelle direction du parti politiqued’extrême-droite, la triple preuve que l’opération dédiabolisation fonctionne plutôt bien, que la stratégie anti-libérale et anti-européenne de Philippot rencontre l’adhésion d’une partie croissante de l’électorat, que l’expulsion du vieux Le Pen s’avère in fine une (très) bonne affaire. Pendant ce temps, le PS et Les Républicains…

Une tactique droitière des Républicains qui profitera au FN

Sans retenir aucune leçon, avis ou conseil, Nicolas Sarkozy s’entête par exemple à cavaler derrière l’extrême droite. Cette tactique ne semble pas lui profiter. Aucune importance, il persiste, il s’entête. Dernier épisode en date : l’ex-chef de l’Etat, prenant le relais du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, pourrait remettre en cause l’un des principes essentiels de notre en vie en commun: le droit du sol. Méga polémique assurée dans les médias, crispations garanties au sein de LR puisque Alain Juppé, par exemple, dénoncera cette nouvelle et énième dérive, qu’il en profitera pour accroître son influence au centre droit et centre gauche, que toute cette scénographie politiquement par avance mise en place profitera, chacun le sait, au seul … Front National. Misère de la politique telle qu’elle est.

Un peuple de gauche qui se sent trahi par la gauche au pouvoir

La gauche de pouvoir vient – enfin ! – de refermer le psychodrame Valls. C’est du moins ce que semble attester un sondage IFOP pour Le Journal du Dimanche puisque 59% des Français estiment que la gaffe Berlin n’entravera ni son action à la tête du gouvernement ni son avenir politique. Mais que de dégâts, de moqueries, de retours sur le rapport à l’argent des responsables politiques et, en sous-titre, sur leur légendaire besoin de luxe. Pain béni, une fois encore, pour Marine Le Pen même si les sondés, de plus en plus nombreux, s’aperçoivent que les pratiques financières du parti d’extrême-droite sont calquées sur celles du PS et de LR.

Quoi de neuf ce week-end en politique ? Pas grand chose si ce n’est qu’à nouveau tout profite au Front National tant les erreurs des républicains, des démocrates sont nombreuses et répétitives. Ça en devient lassant.

Nicolas Sarkozy et le droit du sol, l’histoire d’une girouette

LRVoici la nouvelle réflexion de Nicolas Sarkozy sur le droit du sol, version août 2016. Une remise en cause de ce principe qu’il considérait il y a quelques temps comme un élément fondamental de l’histoire française…

Les traditionnelles “confidences” de Nicolas Sarkozy dans Valeurs actuelles sont arrivées, cru 2016. Ou plutôt 2017, puisque toutes ses réflexions font office d’avant-première avant son lancement officiel dans la campagne pour la primaire. S’il minaude encore – sa déclaration de candidature se fera avant le 25 août, lorsqu’il devra quitter la présidence du parti – les intentions sont évidentes. Comme en 2014 avant son retour en politique et comme en 2015 avant la sortie de son livre (), Sarkozy reçoit Valeurs actuelles durant ses vacances au cap Nègre, cajole la droite de sa droite et affirme sa position concernant le droit du sol. Mais laquelle d’ailleurs ? Car depuis 2012, on a du mal à suivre l’ancien président de la République.

C’est en juin 2015 que Sarkozy franchit un premier pas dans sa , qui veut qu’un enfant né en France de parents étrangers puisse obtenir la nationalité française à sa majorité. Le 13 juin, devant les nouveaux adhérents du parti, Sarkozy se dit prêt à rouvrir un débat qu’il avait pourtant lui-même fermé en 2012 en martelant : “J’ai été tout à fait constant sur cette position, même quand cela peut nous poser des problèmesLe droit du sol, c’est la France. A l’époque, il en avait fait un marqueur fort contre le Front national, le considérant comme une “tradition française“. Ce temps est révolu.

En septembre 2015, dans le Figaro, Sarkozy va plus loin et commence à énumérer des cas où le droit du sol pourrait être remis en cause : “Si les parents sont en situation irrégulière au moment de la naissance ; si l’intéressé s’est livré à des activités terroristes ou à des actes de délinquances...”

“Présomption de nationalité”

Dans son ouvrage La France pour la vie publié en janvier 2016, le voilà en train de vanter, comme en 2012, le droit du sol à la française : “Un enfant né en France est Français. C’est notre histoire. Je crois que, en la remettant en cause, nous créerions les conditions d’un débat malsain, biaisé, politicien, qui se retournera contre nous, en nous empêchant, finalement d’agir.” Et pourtant, girouette suprême, à peine quelques lignes plus loin, le même explique qu’il compte bel et bien trouver des exceptions à cette règle ! La notion de “présomption de nationalité” apparaît sous sa plume. Il écrit :

Ainsi un enfant né en France de parents étrangers serait, à sa majorité, “présumé français”. S’il n’est à ce moment pas convaincu d’activités terroristes ou de faits graves et réitérés de délinquance ou encore si ses parents étaient en situation irrégulière à sa naissance, il deviendra français ; dans le cas contraire la “présomption” tomberait.”

C’est sur ce dernier point que Nicolas Sarkozy va choisir d’insister ce 11 août dans Valeurs actuelles. Il ne rappelle plus la “tradition” ou “l’histoire française” mais souligne la non-automaticité du droit du sol :

“Je suis contre sa suppression [le droit du sol, ndlr] mais pour sa modification assez substantielle. Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. Il fraudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance.”

Les choses sont dites… jusqu’à la prochaine inflexion ?

Source : Marianne

Le FN avait raison … L’euro est trop fort de 6% pour la France et trop faible de 15% pour l’Allemagne, selon le FMI

XVM24d75b46-596c-11e6-9c00-7f044ceeaa91Le Fonds monétaire internationale vient de calculer quelle devrait être la valeur de la devise européenne si elle correspondait aux caractéristiques économiques de chacun des pays de la zone euro. Elle est nettement surévaluée pour la France et sous-évaluée pour l’Allemagne.

C’est l’un des sketchs classiques de «Laurel et Hardy», le duo comique le plus célèbre du cinéma mondial. Les deux comparses passent le même costume: le fluet Stan Laurel nage désespérément dans son habit bien trop grand pour lui, alors que le gros Oliver Hardy semble éclater comme une outre bourrée.

Il en va de même pour la monnaie unique que partagent les 19 pays de la zone euro. Pour la France le taux de change actuel de l’euro est d’environ 6% supérieur à ce qu’il devrait être pour convenir aux spécificités économiques de l’Hexagone, et notamment à sa compétitivité quelque peu «fluette» comme la constitution corporelle de Stan Laurel. Et c’est exactement l’inverse du point de vue de l’Allemagne pour qui l’euro est sous-évalué d’environ 15%. Autrement dit si les deux premières économiques de l’Union monétaire européenne recouvraient leur indépendance, le franc «posteuro» devrait être déprécié de l’ordre de 20% par rapport au mark «posteuro».

Le monde peut se diviser en deux

Ces chiffres émanent du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de publier son «External Sector Report» pour 2016. Ce titre un peu sibyllin désigne en réalité un exercice fort simple dans son principe. Il s’agit d’examiner les performances macroéconomiques des 29 principales économies nationales, essentiellement en fonction de leur solde commercial et financier extérieur et accessoirement de la situation de leurs finances publiques internes.

Ce qui préoccupe le FMI en tant que responsable de la stabilité financière mondiale, ce sont les déséquilibres extérieurs des économies nationales. À cet égard le monde peut se diviser en deux. D’un côté les pays qui affichent des excédents externes, parfois énormes. Et de l’autre côté, ceux qui enregistrent des déficits de leur balance des paiements extérieurs, souvent tout aussi considérables. À partir de là, le FMI s’interroge sur les changements des cours des monnaies qui seraient nécessaires pour rééquilibrer les comptes de chaque nation. Autrement dit des dévaluations pour les pays déficitaires, et au contraire des réévaluations pour les économies en excédent.

Deux pays très déficitaires: les États-Unis et le Royaume-Uni

Cet affrontement entre les deux blocs peut se résumer en réalité à sept gros acteurs. D’un côté deux pays très déficitaires. Tout d’abord les États-Unis, dont la balance des paiements a été dans le rouge à hauteur de 473 milliards sur les douze derniers mois, soit encore 2,6% du PIB du pays en 2015. Et ensuite le Royaume-Uni, en déficit extérieur de 162 milliards de dollars, soit 5,2% du PIB britannique 2015.

Dans le clan d’en face, cinq gros acteurs affichent des excédents. Trois Asiatiques, la Chine (285 milliards de dollars et 3% de son PIB en 2015), le Japon (159 milliards de dollars et 3,4% de son PIB) et la Corée du Sud (105 milliards de dollars et 7,3% de son PIB). À quoi s’ajoutent deux Européens, la Suisse (72 milliards de dollars d’excédent, 9% de son PIB 2015) et surtout la zone euro qui est le champion mondial toutes catégories: les 19 pays de la zone euro affichent collectivement vis-à-vis du reste du monde un excédent de la balance des paiements de 392 milliards de dollars, soit encore 3,2% du PIB de la zone euro.

Les déséquilibres intra zone euro apparaissent en pleine lumière et dans toute leur cruauté

Ayant dressé cette carte mondiale des déséquilibres nationaux, le FMI en tire des conclusions sur les changements des cours des monnaies qui seraient susceptibles de rééquilibrer les comptes. L’exercice est bien sûr théorique et forcément approximatif, mais du moins donne-t-il des orientations sur les évolutions souhaitables des taux de change.

Ainsi le FMI envisage-t-il une dépréciation du dollar et de la livre britannique, et à l’inverse une réappréciation de toutes les monnaies des zones en excédents, qu’il s’agisse du won coréen, du yen japonais, du yuan chinois ou de l’euro. Pour la devise chinoise le FMI parle d’une réappréciation moyenne de 3,9%, non pas vis-à-vis du seul dollar américain mais par rapport à l’ensemble des monnaies des pays avec lesquels la Chine commerce. De même l’euro serait sous-évalué actuellement de 6% en moyenne vis-à-vis des autres devises, compte tenu de l’énorme excédent extérieur de la balance des paiements de la zone euro (392 milliards de dollars).

Là où les choses se corsent, c’est que le FMI pousse son analyse au sein même de la zone euro, ce qui est évidemment tout à fait légitime puisque les 19 pays en question sont tous membres à part entière de l’organisation financière internationale qui siège à Washington. Mais du coup les déséquilibres intra zone euro apparaissent en pleine lumière et dans toute leur cruauté.

Les difficultés de l’économie française

Alors que l’Allemagne a affiché un excédent de 306 milliards de dollars (8,5% de son PIB) de sa balance des paiements sur ces douze derniers mois, la France était en déficit de 21 milliards de dollars (0,7% de son PIB). Outre ces disparités financières externes, les écarts des taux de chômage et de croissance militent également en faveur de changements des parités monétaires entre la France et l’Allemagne. Sauf qu’elles sont évidemment impossibles du fait même de l’existence de l’euro, qui apparaît plus que jamais comme un lit de Procuste.

À l’évidence l’étude du FMI et les implications sur les taux de change qui en découlent reste fondamentalement théorique. Mais il n’en s’agit pas moins d’un guide utile. «Dans un monde où on s’écharpe sur le libre-échange et les pratiques monétaires déloyales, l’External Report du FMI, est de nature à attirer l’attention car il constitue un cadre d’analyse pour les décideurs», estime Alan Ruskin, stratégiste macroéconomique de la Deutsche Bank.

Il faut rappeler que le Trésor américain publie de son côté chaque année une étude similaire à celle du FMI, mais uniquement du point de vue de l’économie américaine. Son but délibéré est de stigmatiser les pays, dont la Chine, avec lesquels les États-Unis enregistrent des déficits commerciaux jugés excessifs. Le Trésor français devrait-il en faire autant? Ce serait évidemment fort utile pour mieux comprendre les difficultés de l’économie française, au risque bien sûr de créer une crise de ménage au sein du couple franco-allemand, le «Laurel et Hardy» de l’économie européenne.

Source : Le Figaro

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