France Jamet sur France 3 Samedi 21 mai à 11h30

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Chaise vide au Conseil Régional : l’aveu de Dominique Reynié

france-jamet-300x202Communiqué de presse de France Jamet,

Membre du Bureau Politique du Front National

Présidente du Groupe des Elus Front National-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Cinq mois seulement après le scrutin des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le politologue-politicien Dominique Reynié pourrait bientôt voir son « élection » invalidée par le Conseil d’Etat. Il avait déjà été question, durant la campagne, de son étrange domiciliation en Aveyron, dans une chambre chez sa mère. Aujourd’hui c’est le rapporteur public qui parle de « domiciliation fantôme » et de « contrat de convenance ». Son mandat pourrait ainsi être réduit de six ans à six mois, faisant de lui un élu plus qu’éphémère.

Les candidats du Front National avaient alerté les électeurs, dès le début de la campagne, sur le risque de donner un mandat local à une personnalité notoirement attachée au petit milieu intellectuel parisien, sans attachement ni conviction. La droite nous a déjà habitués à ce genre de scandales (mises en examen multiples de Nicolas Sarkozy, inéligibilité d’Alain Juppé, etc…), mais cette nouvelle affaire pose plusieurs questions importantes. Que penser de la sincérité d’une élection régionale faussée par la candidature d’un homme potentiellement inéligible ? Que penser également du remboursement d’un compte campagne entaché d’une telle irrégularité ?

France Jamet et les élus du Groupe Front National-Rassemblement Bleu Marine s’abstiendront de tout commentaire sur le fond de l’affaire et laisseront la justice faire son travail. Cependant, la réaction de M. Reynié s’avère très surprenante. Il a en effet annoncé qu’il ne participerait plus aux séances du Conseil Régional. Par son comportement, M. Reynié semble déjà donner raison au rapporteur public et ainsi avouer sa culpabilité.

Soutien aux forces de l’ordre

Logo Region WebCommuniqué de presse de France Jamet,

Membre du Bureau Politique du Front National

Présidente du Groupe des Elus Front National-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

France Jamet et l’ensemble des élus du groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine à la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées apportent leur soutien le plus total aux policiers qui ont manifesté aujourd’hui leur colère contre la « Haine Anti Flics » dans toute la région.

Récemment honteusement mises en cause par l’extrême-gauche et la CGT, nos forces de l’ordre font pourtant preuve d’une responsabilité exemplaire. Mobilisés en continu depuis bientôt  6 mois dans le cadre de l’Etat d’Urgence pour lutter contre la menace terroriste et, plus largement, pour endiguer l’explosion de la criminalité, les policiers font face à une dégradation constante de leurs conditions de travail.

France Jamet tient à saluer le courage de ces hommes et de ces femmes qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour assurer la sécurité des Français, parfois au risque de perdre la vie (112 morts et près de 500 suicides depuis 2004 !). Le laxisme judiciaire et les coupes budgétaires doivent cesser pour permettre à la police d’agir efficacement contre l’ensauvagement de la société.

Le Front National propose la mise en place de la présomption de légitime défense pour les policiers, le renforcement des effectifs et de moyens des forces de l’ordre ainsi que l’application de la tolérance zéro envers les délinquants récidivistes. Avant de franchir le point de non-retour, restaurons rapidement l’autorité de la République !

France Jamet s’est rendu, ce mercredi midi, devant l’Hôtel de Police de Montpellier pour soutenir la manifestation des policiers tandis que Julien Sanchez et Yoann Gillet étaient à Nîmes, Maïthé Carsalade et Julien Leonardelli à Toulouse et Laure-Emmanuelle Philippe et Christophe Barthes à Carcassonne.

Les Conseillers Régionaux du Front National ne laisseront ni la racaille ni les manipulateurs d’extrême-gauche faire de la police une cible !

LRMP : Le rapporteur public demande au Conseil d’Etat d’annuler l’élection de Dominique Reynié aux régionales

reynieLors de l’audience sur le recours dirigé contre l’éligilité de Dominique Reynié, tête de liste des Républicains aux élections régionales en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées en décembre dernier, le rapporteur public a demandé l’annulation de l’élection du candidat.

Après son élection comme tête de liste, après sa campagne électorale, après sa défaite face à Carole Delga (FN), devancé par Louis Aliot (FN), et après sa désignation comme président du groupe d’opposition de droite au Conseil Régional, Dominique Reynié avait ce mercredi 18 mai un autre rendez-vous, d’importance : l’audience au Conseil d’Etat concernant le recours contre son élection.

C’est le sénateur de l’Hérault Jean-Pierre Grand, opposant à Dominique Reynié au sein de sa famille politique des Républicains, qui avait introduit ce recours. Le sénateur s’était insurgé contre la désignation du professeur de science politique en avril dernier. Il s’était notamment interrogé sur l’éligibilité de Dominique Reynié, inscrit sur les listes électorales à Onet-le-Château (Aveyron).

Cette information, révélée par le blog politique de France 3 Midi-Pyrénées en octobre dernier, avait secoué la campagne des Régionales. Suite à ces révélations, Dominique Reynié a fourni à France 3 des documents attestant de sa « résidence » à Onet, hébergé chez sa mère, en présentant notamment un bail de location. Or nous avions également révélé qu’un avocat qu’il avait consulté lui avait conseillé en mai 2015 de « prendre un bail » à Onet afin de régulariser sa situation. Pourquoi lui demander en mai de prendre un bail s’il en avait déjà un en mars ? Simple problème de concordance de date ou document anti-daté ?

Juste après les élections, le sénateur Jean-Pierre Grand a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre l’élection de Dominique Reynié. Après plusieurs mois d’instruction, l’audience s’est déroulée ce mercredi 18 mai et le rapporteur public a demandé au Conseil d’Etat d’annuler l’élection de Dominique Reynié. 

Les mots utilisés lors de l’audience ont été particulièrement sévères. Le rapporteur public a parlé de « domiciliation fantôme » et de « contrat de convenance » au sujet du bail de location signé entre la tête de liste régionale et sa mère. 

Les conclusions présentées par le rapporteur public ne valent pas arrêt de la plus haute juridiction administrative française. L’affaire a été mise en délibéré. Les magistrats rendront leur décision dans les deux à trois semaines. Mais, dans l’immense majorité des cas et particulièrement en matière électorale, le Conseil d’Etat suit l’avis du rapporteur public.

Dans quelques semaines, Dominique Reynié pourrait donc se retrouver privé de son mandat régional. Le groupe d’opposition de la droite et du centre au Conseil Régional risque de perdre son président. Un nouveau scrutin interne se profile peut-être à l’horizon.

Source : France 3 Sud

 

Sondage Français de l’étranger 2017 : Marine Le Pen double ses intentions de vote !

Logo fran_ais de l'_tranger_OK“Les Français de l’étranger sont aujourd’hui exactement 1.212.898 électeurs, d’après le Ministère des Affaires étrangères, un chiffre en progression de 16% en 4 ans, car pour la Présidentielle de 2012 ils étaient 170.000 inscrits de moins. Ils sont donc une manne de voix précieuse.”

“Lors de la présidentielle de 2012, 53% des expatriés ont donné leur voix à Nicolas Sarkozy et 46% à François Hollande. Aujourd’hui, ils ne seraient respectivement que 7% et 4%.”

“L’étude révèle une percée sensible du Front National : Marine Le Pen est créditée du double d’intentions de vote que son résultat au premier tour de la Présidentielle de 2012 (11,8% aujourd’hui contre 5,95% en 2012). L’influence de la présidente du FN est forte, notamment auprès des seniors français de l’étranger, une population qui ne cesse de croître et chez qui elle arrive en tête (19,9% des intentions de vote chez les plus de 55 ans).”

Les Français de Thaïlande précurseurs :

Rappelons qu’au premier tour de 2012, les Français établis en Thaïlande avait placé Marine Le Pen en troisième position (17,14 %), à quelques voix derrière François Hollande. Avec près de 30 % des suffrages, les élections intermédiaires européennes et consulaires ont ensuite marqué une forte progression des listes du Front National dans le royaume. Pour 2017, tous les espoirs sont donc permis…

Source : enquête exclusive du petitjournal.com

 

Une fin de règne

risque-de-chute-escalierS’il est vrai que les justes colères de nos agriculteurs semblent montrer, pour l’instant, un peu moins de virulence, il n’en demeure pas moins que le feu couvait sous la cendre. Il ne tardait pas à allumer le brasier d’une puissante révolte populaire contre le système LRS et particulièrement contre sa formation hétéroclite qui se dit « socialiste »  aujourd’hui aux affaires de la France. Quelles réflexions nous ouvrent cette journée historique du 9 Mars 2016 ?

D’un avis unanime le Code du Travail est inadapté aux changements provoqués par la révolution économique, technique, numérique qui bouleverse toutes nos habitudes et nos idéologies. Dans la forme, comment s’y retrouver dans ce volume de plusieurs centaines de pages, d’un poids de 7 à 8 Kgs  encombrées d’ajouts !!! Chefs d’entreprises et salariés sont perdus dans sa lecture et ses applications. La conséquence ?  Des millions de chômeurs dans un tissu économique qui ne cesse de se dégrader. Le Gouvernement a donc été contraint à réunir les partenaires sociaux. De longues discussions d’autant plus difficiles que se confirme une profonde dualité dans ce qui devrait être l’union syndicale : des réformateurs ouverts et progressistes, des conservateurs paralysés par un corporatisme dépassé . On ne peut que le regretter. Et le gouvernement, son premier ministre, son ministre du travail ? Quels sont leur poids, leurs autorités ? Un désenchantement général !!!

Au cours de cette manifestation, la jeunesse était particulièrement dominante et son nombre témoignait de ses inquiétudes. Quel avenir pour ces jeunes lycéens en fin de terminale ? Quelle voie à suivre ? Ceux du technique, trouveront-t-ils un patron pour leur apprentissage ? Des étudiants qui souvent, après un long cursus, vont pointer au chômage ou sont obligés de prendre des petits boulots pour subsister. Quel gâchis !!!

Refonte du Code du Travail, inquiétude des entrepreneurs, des salariés, de la jeunesse, tout est lié. Une crise profonde qui ne peut trouver de compétence et d’autorité dans un gouvernement de fin de règne. A-t-il encore sa légitimité puisque le peuple use de son droit de révolte ?

Front National – Section de Millau

Nom de la Région : manque de respect envers les élus

France Jamet 2Communiqué de presse de France Jamet

Membre du Bureau Politique du Front National

 Présidente du Groupe des Elus Front National-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Alors que l’Assemblée Plénière du Conseil Régional doit se tenir la semaine prochaine à Montpellier et que la presse régionale se fait déjà l’écho de nombreuses informations, les Conseillers Régionaux n’ont toujours pas reçu le détail du rapport concernant le processus de détermination du nom de la Région.

Pourtant, l’article L4132-18 du CGCT (Code Général des Collectivités Territoriales) et l’article 31 L du Règlement Intérieur de la Région prévoient clairement que les élus doivent être informés du détail des délibérations pour l’Assemblée Plénière au minimum 12 jours avant la tenue de cette dernière.

Quatre mois seulement après son élection à la tête de la Région, Mme Delga continue de manquer de respect aux élus régionaux et commence déjà à renier son propre Règlement Intérieur. Ce mépris des délais légaux, cette atteinte au bon fonctionnement de la démocratie représentative ainsi que ces « fuites » organisées par l’exécutif ne peuvent être tolérés.

Argent public de la région : Une majorité socialo-écolo pollueuse, inconsciente et irresponsable

yoann-gillet1Communiqué de presse de Yoann Gillet
Conseiller régional FN de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées
Secrétaire départemental du Front National du Gard
Depuis le 1er janvier 2016, les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ne forment plus qu’une seule et même entité. Le nouveau nom de cette nouvelle grande région sera décidé avant l’été. L’irresponsabilité du nouvel exécutif et notamment de la Présidente de région Carole Delga se confirme de jours en jours.
En effet, le logo temporaire (réalisé pour 6 mois environ), fait son apparition sur tous les supports de communication. Pire encore, l’exécutif s’est empressé d’apposer ce logo, pourtant temporaire, sur un très grand nombre de bâtiments appartenant à la région : sur les murs extérieurs, sur les murs intérieurs, sur les vitres et même sur les nappes !
Nous dénonçons ces dépenses infondées et tout simplement stupides alors même que ce « nouveau mais futur ancien logo » sera amené à disparaître cet été. Ces dépenses inconsidérées nous inquiètent quant au peu d’intérêt de la majorité socialo-écolo pour l’écologie et pour la gestion en bon père de famille des deniers publics.
Combien de milliers d’euros ont-ils été ainsi gaspillés pour une communication aussi futile ? Carole Delga et Gérard Onesta doivent rendre des comptes.

L’ARS instille le poison au centre hospitalier de Millau pour mieux justifier les fermetures de demain !

CDP Hôpital & Maternité Millau, Non Aux Fermetures

Après le Brexit, la Frantie (ou la sortance…?) : le sondage qui révèle comment les Français sont devenus les champions d’Europe de l’euroscepticisme

europe-dechiree-24d2dDans un sondage exclusif Elabe pour Atlantico publié ce matin sur notre site, les Français apparaissent comme le peuple européen le plus eurosceptique et le plus réfractaire à l’accueil des migrants dans leur pays. Un résultat qui s’explique par l’échec du projet européen depuis 1980.

Atlantico : Vous avez réalisé pour Atlantico un sondage sur ce que pensent les Européens de l’Union européenne et sur leur opinion sur l’accueil des réfugiés. Quels sont les points saillants qui ressortent de cette étude ? 

Yves-Marie Cann : Le premier enseignement de ce sondage, tant sur la première que sur la deuxième question, c’est qu’il n’y a pas aujourd’hui d’unanimité, ni même de convergence de l’opinion publique des différents pays interrogés à la fois sur l’aspect bénéfique ou pas de l’appartenance de leur pays à l’Union européenne, que sur la question de l’accueil des migrants.

Il y a de vraies spécificités d’un pays à l’autre.

Deux pays se démarquent par la perception majoritaire au sein de leur population d’un avantage à appartenir à l’UE : l’Espagne et l’Allemagne. A contrario, on constate que le sentiment majoritaire au Royaume-Uni, en France, en Italie et dans les principaux pays du Benelux est que l’appartenance à l’Union européenne a plus d’inconvénients que d’avantages.

Retrouvez ce sondage exclusif dans son intégralité sur le site Atlantico : “ Seuls 26% des Français estiment que l’appartenance de la France à l’UE a plus d’avantages que d’inconvénients “

Comment expliquer ces divergences d’opinion sur l’Europe entre ces pays ? 

Yves-Marie Cann : Cela peut relever de facteurs culturels et politiques comme au Royaume-Uni, où l’appartenance à l’UE est un sujet de débats depuis des décennies.

Cela peut également être lié à la situation économique du pays ou de son niveau de leadership au sein de l’Union européenne. C’est ainsi en Allemagne que l’on trouve une des plus fortes proportions de personnes interrogées estimant tirer bénéfice de l’appartenance de leur pays à l’UE. Cela s’explique par le fait que l’Allemagne se porte bien d’un point de vue économique et qu’elle est le leader au sein de l’UE.

On retrouve cet aspect économique dans les raisons invoquées par les Espagnols interrogés, qui estimaient majoritairement que leur appartenance à l’Union européenne a été un facteur qui a fortement contribué à éviter le pire pour l’Espagne au moment de la crise économique. Ils ont le sentiment que la solidarité a joué un rôle salutaire quand leur pays connaissait de violentes difficultés financières. Il y a également chez les Espagnols le souvenir du bond économique qu’a connu l’Espagne ces dernières décennies avec son adhésion à l’Union européenne et l’accès au marché unique européen.

Alors que ce sondage place la France au rang de championne d’Europe de l’euroscepticisme devant l’Angleterre, comment se fait-il que cela ne se traduise pas comme en Angleterre par un débat sur sa sortie de l’UE ? 

Yves-Marie Cann : C’est vrai que les résultats de notre enquête concernant la France sont frappants car lorsque l’on parle d’euroscepticisme, l’exemple britannique est généralement invoqué, notamment avec l’actuel débat autour du Brexit. Or, c’est bien en France que les critiques à l’encontre de l’Europe sont les plus importantes si l’on raisonne en termes de différentiel entre les opinions positives et les opinions négatives.

Je pense que cela s’explique par le fait qu’en France, il y avait des attentes très fortes au sein de la population à l’égard de l’Union européenne, certainement plus fortes que celles de la population britannique chez qui l’appartenance à l’UE a toujours fait débat. Ce débat est plus récent en France, et prend de l’ampleur avec les déceptions qui se sont accumulées au cours de ces dernières années. Ces déceptions sont tout d’abord d’ordre économique. On a vu en France monter au fil des ans une critique de l’UE de plus en plus perçue par une fraction non-négligeable de la population française comme le cheval de Troie d’un libéralisme débridé. Il est reproché à l’Europe d’accroître la concurrence entre les différents pays européens, ainsi qu’entre l’espace européen et les marchés émergents au lieu de protéger le marché européen. Les conséquences identifiées, à tort ou à raison, par cette partie de la population sont des délocalisations, des pertes d’emploi ou encore du dumping social. S’ajoute à cela une critique qui monte à la faveur des attentats qui frappent l’Europe : l’Union européenne est perçue comme incapable d’assurer la sécurité sur son territoire et de maîtriser ses frontières extérieures pour réguler les flux migratoires.

L’absence d’un réel débat en France autour de la sortie de l’Union européenne comme il existe au Royaume-Uni s’explique par des raisons politiciennes : aucun des deux grands partis de gouvernement ne prône aujourd’hui un ” Franxit “. Cependant, l’exemple britannique pourrait bien donner des idées à certains, ce qui pourrait contribuer à donner du poids au Front national, et contraindre les deux grands partis de gauche et de droite à prendre position sur le sujet, et éventuellement à relever leurs exigences à l’égard de l’Union européenne sur l’ensemble des points de crispation de la politique européenne.

Sur les migrants, malgré des critiques de plus en plus nombreuses et vives de la politique d’Angela Merkel à ce sujet, on voit que les Allemands restent très majoritairement favorables à leur accueil. Comment l’expliquer alors qu’ils en ont déjà accueilli plus d’un million ? 

Yves-Marie Cann : On constate sur cette question que les écarts entre les différents pays sondés sont encore plus marqués que sur la précédente. On remarque que des lignes de fracture se dessinent entre les différents pays européens. Les populations espagnole, italienne et allemande sont majoritairement, voire très majoritairement, favorables à l’accueil des migrants, quant au contraire la France, le Royaume-Uni et le Benelux y sont largement opposés.

En ce qui concerne le cas allemand, il faut avoir à l’esprit que le soutien à l’accueil de migrants reste effectivement très majoritaire mais s’est tassé au cours des derniers mois et peut encore évoluer à la baisse à court ou moyen termes. Par ailleurs, il semble important de souligner qu’il existe des clivages territoriaux importants sur cette question au sein même de l’Allemagne. Les territoires de l’Allemagne de l’Ouest sont ainsi plus favorables à l’accueil de migrants que ne le sont les territoires de l’ancienne RDA. Ces clivages peuvent susciter des tensions et même avoir des répercussions dans les urnes comme on a pu le constater ces dernières semaines avec une poussée de l’extrême-droite, certes relative, mais à considérer quand même. Ainsi donc, si l’opinion majoritaire en Allemagne reste globalement en faveur de l’accueil des migrants, il faut également prendre en compte les dynamiques qui vont plutôt dans le sens d’un tassement de cette opinion.

A contrario, qu’est-ce qui fait que les Français, les Belges, les Hollandais, et dans une moindre mesure les Britanniques, sont aussi majoritaires à être contre l’accueil de cette migration ? 

Yves-Marie Cann : Tant pour le Benelux, le Royaume-Uni et la France, on constate que la question des migrants est au cœur du débat public. Ce qui se passe dans le Nord-Pas-de-Calais ou encore la décision de la Belgique de rétablir des contrôles à ses frontières en sont l’illustration. Cette omniprésence dans l’actualité de la question migratoire et des problèmes qu’elle entraîne contribue à durcir la position des populations. Cela ne signifie pas pour autant un rejet de principe de l’idée d’accueillir une partie des migrants, mais plutôt que pour ces populations, leur pays n’a pas les moyens d’accueillir l’ensemble du flux qui pourrait se présenter à eux. Cela implique de leur point de vue, aujourd’hui davantage que par le passé, de rétablir un contrôle strict des flux migratoires. La crainte de l’absence de contrôle est évidemment liée aux problèmes de sécurité que cela peut poser comme l’ont révélé les derniers attentats.

En ce qui concerne plus spécifiquement le Royaume-Uni, on sait que la question migratoire a toujours été sensible dans ce pays. Cela fait d’ailleurs partie du débat autour du Brexit. Le Royaume-Uni, qui n’appartient d’ailleurs pas à l’espace Schengen, a toujours été réticent à partager ses compétences en la matière avec les autres pays européens, et a toujours veillé à ce que le passage de sa frontière soit extrêmement contrôlé.

Au-delà du projet européen en tant que tel, quelle part de responsabilité dans cette défiance peut-on attribuer aux fondateurs de la construction européenne depuis l’Acte unique de 1986 ? De Jacques Delors à François Hollande, comment la stratégie menée par ces hommes – présentant l’Europe comme étant source de paix, de croissance, de baisse du chômage, c’est-à_dire comme étant le “seul choix possible” : celui de la raison – en est arrivé à un tel résultat ?

Christophe Bouillaud : Il me semble que trois éléments majeurs doivent être pris en compte.

Tout d’abord, la stratégie depuis 1986 a été de plus en plus déséquilibrée en faveur de la construction d’un ” grand marché ” au sens uniquement économique du terme.

A Bruxelles, à Paris et à Berlin, et ailleurs en Europe, surtout après 1989-90, on a oublié qu’un marché doit aussi avoir des aspects de justice pour bien fonctionner. La ” concurrence libre et non faussée ” (donc juste sur le papier) promise par les traités est devenue en pratique une course continentale au moins disant social, une concurrence injuste car jouant uniquement sur le coût du travail et non pas sur l’intelligence des producteurs. C’est le syndrome du ” plombier polonais ” qu’on avait déjà vu à l’œuvre lors du débat sur le référendum de 2005 en France. Vouloir bâtir la confiance entre les Européens à travers la mise en place d’une concurrence acharnée entre Européens pour des parts de marché en Europe   - et ailleurs dans le monde  - confine à l’absurde en fait. Certes, il existe des contre-exemples comme Airbus, mais là encore, on se bat au sein même de ce consortium européen pour avoir dans son propre pays les sites de production. Le syndrome ” Attention, les gars, Il n’y en aura pas pour tout le monde ” – ou ” Hunger Games ” pour utiliser une référence plus moderne – fait là aussi ses ravages.  En fait, dans les années 1985-95, Jacques Delors avait sans doute la volonté de créer un volet social pour compléter cette Europe des marchés : il voulait un dialogue social par branche productive par exemple pour éviter le n’importe quoi en matière de concurrence qu’on a vu ensuite.

Mais la chute du Mur de Berlin a déséquilibré tout l’édifice en direction de la seule ouverture des marchés et de la lutte de tous contre tous. Il fallait en effet reconvertir les économies de l’Est, et la seule solution qu’on a trouvée à l’époque, c’est d’en faire des lieux de production à bas coût.  En un sens, c’est très réussi : un article récent du Mondemontrait que les usines de production automobile ont eu tendance depuis 1990, et encore plus après 2008, à fermer à l’Ouest de l’Europe et à ouvrir à l’Est de l’Europe. La concurrence entre sites de production a donc joué à plein, les multinationales de l’automobile sont allées produire là où le travail est le moins payé et le moins protégé par le droit social et les syndicats. En plus de créer une atmosphère de concurrence et non de coopération entre Européens, cette stratégie du ” tout marché ” a été très loin d’apporter la croissance pour tous qu’elle promettait au départ : elle a provoqué de la croissance dans certains pays (la Pologne par exemple) et une récession rampante ailleurs (comme en Italie), et, surtout, dans chaque pays, elle a favorisé  certains groupes sociaux et en a défavorisé d’autres. Les ingénieurs de l’Ouest du continent qui conçoivent les voitures produites à bas coût par les ouvriers de l’Est du continent sont sans doute les gagnants de ce jeu, tout comme ces ouvriers de l’Est, mais il y a des perdants : les ex-ouvriers de l’automobile de l’Ouest du continent. En fait, le drame européen du dernier quart de siècle est que tout cela ressemble à un jeu à somme nulle. Au total, la croissance est faible, et ce qu’on produit à l’Est ne se produit plus à l’Ouest. A cela, il faut ajouter bien sûr le même phénomène à l’échelle continentale entre l’Europe et l’Asie, la mondialisation productive plus généralement. Les Européens ont ainsi accepté de voir presque toutes les usines de composants électroniques et de produits électroniques se trouver en Chine ou alentour. Ils n’ont pas eu une politique volontariste pour que ces usines, ayant besoin d’une main d’œuvre nombreuse et peu payée, se développent prioritairement en Bulgarie, Roumanie, etc.  Au total, le résultat est piteux : exaspération des perdants, exaltation de la concurrence sur le mode ” Il n’y en aura pas pour tout le monde ” (du travail, des revenus, de l’avenir), et enfin incapacité à assurer le plein emploi de la main d’œuvre aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest du continent. En effet, si les usines passent bien d’Ouest en Est, il se trouve qu’en fait, elles n’arrivent pas à l’Est à assurer un niveau de vie décent à tous les habitants des pays concernés. Un pays comme la Slovaquie a désormais à la fois beaucoup d’usines automobiles et beaucoup de misère sociale. La Pologne, qui est pourtant la grande réussite économique à l’Est, vient de voter pour sa droite extrême, le parti Droit et Justice (PiS), entre autre par dépit vis-à-vis de la situation sociale d’une majorité de ses citoyens.

Ensuite, il y a l’euro. Je crois qu’il y a désormais un consensus parmi les économistes pour souligner le caractère inachevé de cette monnaie : une Banque centrale ” fédérale “, avec des politiques budgétaires ” nationales “. Cette disposition institutionnelle a mené au désastre que nous connaissons d’une reprise impossible de l’économie européenne depuis 2010, suite aux politiques suicidaires d’austérité menées dans le plus grand consensus des dirigeants européens de l’époque. Avec cette crise économique qui dure au-delà du raisonnable, les Européens sont encore plus en concurrence entre eux pour un gâteau qui rétrécit ou qui augmente à peine. Ce n’est pas étonnant alors que les plus touchés par la crise économique perdent patience avec l’Union européenne.

Enfin, ajoutons que l’intégration européenne a été essentiellement une affaire économique depuis les années 1950 et qu’on a totalement négligé l’aspect civique du problème.  Le peuple européen n’existe pas, parce qu’on a tout simplement ” oublié ” de le faire.Certes,  on a fait du décorum européen, du blabla gentillet et sympathique, comme les capitales européennes de la Culture, mais il n’y a jamais eu une stratégie offensive pour créer réellement des ” Européens “, car les Etats ont toujours refusé de perdre pied sur cet aspect de la loyauté de leurs assujettis. Il est vrai que tout montre qu’il n’existe pas de grand récit européen capable de fédérer tout le monde, en dehors d’une célébration de la paix et de l’oubli des offenses passées. Cette absence de sentiment citoyen à l’échelle européenne est désormais évidente avec la crise des réfugiés, où les dirigeants des pays de l’Est jouent à plein sur le nationalisme et l’absence revendiquée de solidarité avec les dirigeants de l’Ouest.

Source : Atlantico

Yves-Marie Cann est politologue, spécialiste de l’Opinion publique. Il a dirigé les études d’opinion (Politique, société et affaires publiques) au sein de l’Institut CSA. Il est désormais Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d’études et de conseil.

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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