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Ne paniquez pas M. Beulin !

fn12Réponse à la lettre du Front National Aveyron ouverte du patron de la FNSEA

Selon le dernier baromètre Terre-net/BVA, 43% des agriculteurs souhaitent renationaliser la Politique Agricole Commune, 34% sont contre et 24% ne se prononcent pas. Affolé par la progression toujours plus impressionnante de nos idées dans le monde agricole et rural Xavier Beulin, président de la FNSEA, mais aussi de la holding Sofiprotéol (7 milliards de chiffre d’affaire), entonne le refrain des eurofanatiques cher à l’UMPS.

Se fendant d’une lettre ouverte, il vante la fameuse Europe à venir, « prospère », « proche des citoyens », ce fameux rêve promis depuis des décennies avant chaque scrutin européen et aussitôt enterré après. Et qualifie bien entendu « d’extrémistes » et « d’europhobes de tous poils » les patriotes qui se dressent de plus en plus nombreux contre la machine à broyer les peuples qu’est en réalité l’Union Européenne.

Plutôt que de s’attarder sur l’état inquiétant de l’agriculture française, M. Beulin préfère citer Delors, Barnier ou Albert Camus. Tout juste daigne-t-il se donner le mal de relayer la propagande du gouvernement qui prétend avoir sauvé l’enveloppe des aides françaises de la PAC. Rappelons-lui qu’en 2007, ce budget était de 10.36 milliards d’euros et qu’il n’est plus que de 9.3 milliards en 2013, soit, en tenant compte de l’inflation, une baisse de 19% en 7 ans. Et que ce même budget ne sera que de 9.1 milliards d’euros par an de 2014 à 2020. En renationalisant sa politique agricole, la France éviterait d’infliger l’austérité à ses agriculteurs : elle verse chaque année plus de 20 milliards d’euros à l’UE pour n’en revoir qu’un peu moins de 13 milliards. Les 7 milliards manquants pourraient, entre autre, servir à revaloriser les aides aux revenus des agriculteurs.

M. Beulin vante ensuite « les ressorts et leviers essentiels d’une alimentation de qualité, de produit sécurisés, d’une traçabilité exemplaire, et bien sûr d’une diversité de productions unique au monde» que garantiraient la Politique Agricole Commune et plus largement l’UE. Voilà qui ne manque pas de piquant ! Rappelons à M. Beulin que, malgré l’impact du scandale des lasagnes à la viande de cheval, l’UE s’obstine à refuser la mention de toute traçabilité sur l’immense majorité des aliments que nous consommons pour complaire aux multinationales de la bouffe mondialisée. Rappelons-lui également qu’à l’heure où disparaissent nos maraîchers, nos arboriculteurs et bon nombre de nos éleveurs, jamais la diversité des productions n’a été autant menacée dans notre pays.

M. Beulin, les agriculteurs, comme nombre de nos concitoyens, ne sont plus dupes ! Ils se savent monnayés, et souvent sacrifiés, à chaque nouveau traité de libre-échange imposé par l’UE, avec votre soutien soit dit en passant… Turquie, Maroc, Canada, Ukraine et demain Etats-Unis et MERCOSUR (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), la liste est aussi longue que cruelle ! Ils savent que les concurrents sans cesse plus nombreux que vous leur imposez ne sont pas soumis aux mêmes normes sociales, ni aux mêmes normes environnementales, ce qui leur permet de produire à des coûts très inférieurs aux nôtres. Ils savent que l’Union européenne, qui ne les a pas protégés du dumping de certains pays membres (Allemagne, Espagne, Italie etc.) ne les protègera pas plus dans le cadre de ces nouveaux traités. Ils savent que le système d’aides découplées imposé par la PAC est beaucoup moins performant que celui du nouveau Farm Bill américain. Ils savent à quel point l’euro fort est un handicap face aux monnaies beaucoup plus faibles des autres puissances. Et ils savent aussi que vos intérêts de patron de l’agrobusiness ne sont pas ceux de l’immense majorité d’entre eux.

Alors, M. Beulin, retournez à la gestion de votre empire et laissez les agriculteurs patriotes voter en leur âme et conscience !

Marine Le Pen en déplacement sur les terres des “bonnets rouge” à Guerlesquin

Marine Le Pen, Présidente du Front National, s’est rendue à Guerlesquin (Finistère Nord) sur les terres des bonnets rouges.

On notera que le camps de la “tolérance” que sont le PCF et le Front de gauche insultent la Présidente du Front National de “pu..” !

Accord Canada-UE : l’adieu aux éleveurs porcins et bovins !

fn12Communiqué de presse Bureau départemental FN Aveyron du 24 octobre 2013

Dénoncée à juste titre par les éleveurs bovins et porcins, la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada menace gravement notre agriculture aveyronnaise et française ainsi que notre industrie agroalimentaire.

En pleine crise d’une filière porcine française taillée en pièces par la concurrence allemande et espagnole, cet accord est un coup de poignard supplémentaire. Les porcs canadiens coûtent 25% moins chers que leurs équivalents français et les frais de transport ne comblent pas cet écart.

Pour l’élevage bovin, la nouvelle est toute aussi grave. Outre les distorsions de concurrence, deux graves questions restent en suspend : l’utilisation d’hormones de croissance et le nettoyage des carcasses à l’acide lactique, deux pratiques proscrites dans l’Union Européenne. Un flou inquiétant règne sur ces questions, les modalités techniques de l’accord n’étant pas encore connues.

Le traité de libre-échange avec le Canada, négocié à l’abri des regards, n’a pas lieu d’être, pas plus que le grand marché transatlantique en cours de négociation avec les Etats-Unis. Ces accords aggraveront le dumping social et environnemental déjà à l’œuvre au sein de l’Union Européenne, précipitant la ruine des éleveurs français. Ils piétinent également la volonté d’une immense majorité de Français soucieux d’une meilleure traçabilité de leur alimentation.

Pour le Front National, il faut rompre avec les dogmes libre-échangistes en suspendant au plus vite les négociations des accords avec le Canada et les Etats-Unis. Il est possible de sauver nos éleveurs et notre industrie agroalimentaire, tout en protégeant les consommateurs : il faut mettre en place un protectionnisme raisonnable pour contrer les effets pervers de la concurrence déloyale, ainsi qu’une politique agricole nationale à même de réguler les prix au bénéfice de l’ensemble des Français.

Viande : les sénateurs osent briser les tabous

53Communiqué de Presse de Leif Blanc, Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

Le Front National se félicite des conclusions de la mission sénatoriale sur la filière viande. Alors que le ministère de l’Agriculture et l’Assemblée nationale se sont alignés sur l’avis de la Commission européenne et ont renoncé à imposer la mention du pays d’origine sur tous les produits comportant de la viande, les sénateurs rappellent que cette mesure est la seule à même de rendre confiance aux consommateurs, mais aussi aux éleveurs après le scandale des lasagnes à la viande de cheval qui a lourdement ébranlé une filière précarisé par une situation économique difficile.

Prenant acte du déclin inquiétant de l’élevage dans notre pays et des menaces qui pèsent sur son avenir, les sénateurs vont plus loin et osent s’attaquer au tabou du libre-échange en demandant également une régulation renforcée des activités de trading dans le secteur de la viande, ainsi qu’un renforcement des organismes publics de contrôles mis à mal par les réformes du gouvernement Sarkozy.

Enfin, le Front National demande à ce que des sanctions soient prises à l’encontre de ceux qui orchestrent une campagne de haine, d’insultes et de diffamation envers la sénatrice Sylvie Goy-Chavent dont le seul « crime » est d’avoir osé, à l’instar de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle, s’en prendre à un autre tabou, celui de l’abattage rituel et de l’absence d’étiquetage d’une partie des viandes qui en sont issues.

Qu’il s’agisse du pays d’origine ou du mode d’abattage, les Français veulent savoir ce qu’ils mangent ! Il est tout à fait scandaleux que les ministres et les députés de la majorité leur dénient ce droit au nom des intérêts particuliers d’une poignée d’industriels et de représentants communautaires.

Dumping social de l’Allemagne sur les produits agricoles : Marion Maréchal Le Pen interroge le ministre de l’agriculture

1769732_3_98fa_marion-marechal-le-pen_09320649cfd263ecb9f5d7e143fe4d20Type de questions Question Ecrite

Ministère interrogé : AGR – Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Question n° 17-00781 : du :date non fixée

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur l’attitude du Gouvernement face au dumping social massivement pratiqué par l’Allemagne dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Dans l’élevage, l’arboriculture, le maraîchage ainsi que dans les industries d’abattage et de transformation de la viande, ce dumping, mis en place depuis dix ans, menace des dizaines de milliers d’emplois. L’absence de salaire minimum et d’accord de branche dans ces secteurs Outre-Rhin permet en effet à nos concurrents de tirer un maximum de profit de la directive européenne sur le détachement des travailleurs, en important massivement de la main d’œuvre roumaine, bulgare et polonaise. Ces travailleurs sont payés quatre euros de l’heure, ce qui représente deux à trois fois moins que les salaires pratiqués en France. Le résultat ne s’est pas fait attendre: on constate une baisse très inquiétante de ces productions en France, pourtant vitales à l’économie de nos territoires ruraux, déjà lourdement impactés par la crise. Alors que la Belgique vient de porter plainte contre l’Allemagne pour dumping auprès de la Commission Européenne, il est demandé au Ministre s’il entend faire de même et quelles dispositions il entend prendre face à ces pratiques.

Marine Le Pen rencontre les éleveurs du Porzay (Finistère)

Marine Le Pen a choisi Plonévez-Porzay, hier, pour parler d’agriculture. Une étape pour la présidente du Front national dans son « Tour de France des oubliés » imposé par « le séisme qui secoue actuellement l’agriculture et les élevages », a-t-elle expliqué.

Partie en début de matinée dans l’exploitation agricole de la famille Colin, Marine Le Pen a ensuite choisi de rencontrer des militants et de s’entretenir avec les éleveurs laitiers du bassin de Châteaulin.

Défendant un protectionnisme « raisonnable » et un patriotisme économique français pour « protéger la France de la concurrence internationale déloyale », la présidente du FN s’en est également prise à la grande distribution, accusant Michel-Édouard Leclerc, dirigeant du mouvement éponyme, « de saccager nos producteurs ». Une sortie qui fait notamment écho aux dégâts du mouvement paysan, dont elle « ne cautionne pas la violence mais comprend le désarroi ».

Source : Ouest-France

Lasagnes au cheval, la faillite d’un système

Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

L’europe dérégulée a un sale goût pour les consommateurs, les éleveurs et les employés des abattoirs français…

 

La Commission Européenne poignarde les éleveurs français

Communiqué de Presse de Leif Blanc, Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

Le 25 février prochain, l’Union Européenne lèvera l’interdiction d’importation depuis les Etats-Unis de porcs vivants et de viande bovine lavée à l’acide lactique. L’acide lactique est utilisé par la majorité des industriels de la viande américains pour désinfecter les carcasses et éviter la prolifération de bactéries dangereuses. Ce procédé, qui n’est pas autorisé en France, permet entre autre de camoufler l’hygiène défectueuse de ces abattoirs.

Imposée par la Commission Européenne, cette mesure est une aberration quand on sait à quel point les consommateurs sont aujourd’hui soucieux de transparence et de traçabilité en matière de produits alimentaires. Selon un sondage réalisé par l’association de consommateurs CLCV le 5 février 2013, 79.4% des Français veulent connaître le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de la viande qu’ils consomment.

Cette mesure est assassine pour les éleveurs et les industriels de la viande en France. Confrontés à une hausse sans précédent du coût de l’alimentation animale, ces derniers doivent en plus faire face au dumping social de certains de nos partenaires européens, au premier rang desquels l’Allemagne qui paye la plupart des ouvriers de ses abattoirs et de ses salariés agricoles moins de 4 euros de l’heure. Exposer la production française à la concurrence de produits américains élaborés selon des normes laxistes va aggraver encore un peu plus leur situation déjà périlleuse et renforcer la défiance des consommateurs à l’égard de la viande.

Marine Le Pen répond à la lettre ouverte que lui a adressée Bernard Lannes, président de la Coordination rurale

Monsieur le Président,

J’ai bien pris connaissance de la lettre ouverte que vous m’adressez suite à notre visite du Sommet de l’élevage de Cournon, le jeudi 4 octobre. J’y réponds avec d’autant plus de plaisir que, nous conformant à vos souhaits, nous n’avons pu débattre avec vous lors de cette visite.

Je suis personnellement très attachée à l’indépendance de tous les acteurs de la société civile. Attachement que j’ai réaffirmé durant la campagne présidentielle en étant la seule candidate à dénoncer ouvertement les dérives de la cogestion en matière de politique agricole dans notre pays. Quand je parle « d’investir la société civile », il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause votre indépendance, mais de continuer à débattre, en toute transparence, des sujets qui concernent l’avenir de notre pays et le quotidien de nos concitoyens. L’agriculture, bien qu’ayant trop rarement la faveur des politiques et des médias, est pour nous un sujet prioritaire. Vos positions à ce sujet me semblent plus à même que celles des autres syndicats agricoles de satisfaire à la fois les intérêts et les besoins des producteurs comme des consommateurs, c’est-à-dire de tous les Français. Quand je dis apprécier vos positions, je salue notamment une démarche, comme vous l’écrivez très justement, « étayée par le bon sens et l’intérêt général ». L’idée que nous pourrions tenter de vous associer à notre parti politique vous appartient. Libre à vous d’en faire part, elle ne nous a, quant à nous, jamais effleurés et serait de toute manière contraire, je le rappelle, aux engagements que je défends.

Ce soupçon me semble déplacé puisque vous continuez un peu plus loin en énumérant nos points de désaccord. Vous êtes favorables à une politique agricole européenne, nous défendons une renationalisation de cette politique et ne nous en sommes jamais cachés. C’est un sujet que nous abordons volontiers avec les professionnels, sans aucune équivoque, comme le montrent les reportages de France 3, du Monde ou de la Montagne réalisés lors de la visite du Sommet de l’élevage. Votre analyse concernant l’influence néfaste des accords du GATT puis de l’OMC sur la Politique Agricole Commune est proche de la nôtre. Les conclusions que vous en tirez ne sont pas les nôtres. Voilà qui mérite un réel débat plutôt que de vagues soupçons, qui, je le répète, vous appartiennent mais ne découlent en rien de notre attitude à votre égard.  Je garde un excellent souvenir de ma rencontre avec la Coordination Rurale lors du dernier Salon International de l’Agriculture à Paris et espère pouvoir poursuivre de tels échanges à l’avenir. Vous dénoncez avec justesse l’attitude de syndicats liés « à de puissantes organisations économiques impliquées dans la banque, l’assurance, l’agroalimentaire, les semences et les communications ». N’adoptez pas certaines de leurs méthodes, restez vous-mêmes et continuez à alimenter loyalement  des débats dont notre pays a tant besoin !

Vous m’écrivez, je vous réponds et compte sur votre honnêteté pour faire connaître cette réponse à vos adhérents.

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Lettre de Bernard Lannes - Président de la Coordination Rurale

Madame la Présidente, un article publié sur « Le Monde.fr » suite à votre visite au Sommet de l’Elevage à Cournon,  fait état de votre souhait d’ « investir la société civile » et du fait que vous jugez que la Coordination Rurale aurait les positions les plus intéressantes en matière agricole. Par cette lettre ouverte, la Coordination Rurale, tient à bien clarifier son positionnement au sein de la société civile et par rapport  au parti politique que vous représentez.

Dès sa naissance, la Coordination Rurale, au sein de cette société civile, a revendiqué sa volonté d’indépendance vis-à-vis des autres organisations. Ce fut d’ailleurs son premier signe distinctif, au contraire des autres syndicats d’agriculteurs, tous liés à des partis politiques voire pour certains, à de puissantes organisations économiques impliquées dans les différents secteurs (banque, assurance, agroalimentaire, semences communication etc.).

Cette indépendance nous a permis de nous appuyer sur des propositions authentiques, essentiellement étayées par le bon sens et l’intérêt général de la société civile et nous avons ainsi gagné la confiance d’un nombre de plus en plus grand d’agriculteurs.

Pour que nous puissions poursuivre notre tâche, nous vous serions reconnaissants de ne plus tenter d’associer notre syndicat à votre parti politique, dont nous respectons l’existence et la légitimité comme pour l’ensemble des partis politiques français  avec qui nous entretenons d’ailleurs des relations  ponctuelles.

Enfin, nous profitons de cette lettre ouverte pour vous préciser notre position quant au type de politique agricole dont l’agriculture française doit bénéficier.
Pour la Coordination Rurale le marché agricole est européen et c’est bien une Politique Agricole Commune qui doit régir et unir l’ensemble des agriculteurs européens. Nous ne sommes pas du tout favorables à une Politique Agricole Nationale qui aurait pour conséquence première d’opposer les agriculteurs français à leurs collègues des autres pays de l’Union.

Depuis sa naissance, notre syndicat n’a jamais cessé d’agir pour une PAC qui respecte ses principes fondateurs (définis par les Traités de Rome puis de Lisbonne), et de dénoncer ses  dérives qui l’en ont éloignée depuis son aliénation au GATT puis à l’OMC.

Certains que vous respecterez notre volonté de demeurer un acteur efficace au sein de la société civile en nous laissant représenter les seuls intérêts de nos mandants, nous vous prions de bien vouloir agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos salutations distinguées.

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