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Nicolas Sarkozy et le droit du sol, l’histoire d’une girouette

LRVoici la nouvelle réflexion de Nicolas Sarkozy sur le droit du sol, version août 2016. Une remise en cause de ce principe qu’il considérait il y a quelques temps comme un élément fondamental de l’histoire française…

Les traditionnelles “confidences” de Nicolas Sarkozy dans Valeurs actuelles sont arrivées, cru 2016. Ou plutôt 2017, puisque toutes ses réflexions font office d’avant-première avant son lancement officiel dans la campagne pour la primaire. S’il minaude encore – sa déclaration de candidature se fera avant le 25 août, lorsqu’il devra quitter la présidence du parti – les intentions sont évidentes. Comme en 2014 avant son retour en politique et comme en 2015 avant la sortie de son livre (), Sarkozy reçoit Valeurs actuelles durant ses vacances au cap Nègre, cajole la droite de sa droite et affirme sa position concernant le droit du sol. Mais laquelle d’ailleurs ? Car depuis 2012, on a du mal à suivre l’ancien président de la République.

C’est en juin 2015 que Sarkozy franchit un premier pas dans sa , qui veut qu’un enfant né en France de parents étrangers puisse obtenir la nationalité française à sa majorité. Le 13 juin, devant les nouveaux adhérents du parti, Sarkozy se dit prêt à rouvrir un débat qu’il avait pourtant lui-même fermé en 2012 en martelant : “J’ai été tout à fait constant sur cette position, même quand cela peut nous poser des problèmesLe droit du sol, c’est la France. A l’époque, il en avait fait un marqueur fort contre le Front national, le considérant comme une “tradition française“. Ce temps est révolu.

En septembre 2015, dans le Figaro, Sarkozy va plus loin et commence à énumérer des cas où le droit du sol pourrait être remis en cause : “Si les parents sont en situation irrégulière au moment de la naissance ; si l’intéressé s’est livré à des activités terroristes ou à des actes de délinquances...”

“Présomption de nationalité”

Dans son ouvrage La France pour la vie publié en janvier 2016, le voilà en train de vanter, comme en 2012, le droit du sol à la française : “Un enfant né en France est Français. C’est notre histoire. Je crois que, en la remettant en cause, nous créerions les conditions d’un débat malsain, biaisé, politicien, qui se retournera contre nous, en nous empêchant, finalement d’agir.” Et pourtant, girouette suprême, à peine quelques lignes plus loin, le même explique qu’il compte bel et bien trouver des exceptions à cette règle ! La notion de “présomption de nationalité” apparaît sous sa plume. Il écrit :

Ainsi un enfant né en France de parents étrangers serait, à sa majorité, “présumé français”. S’il n’est à ce moment pas convaincu d’activités terroristes ou de faits graves et réitérés de délinquance ou encore si ses parents étaient en situation irrégulière à sa naissance, il deviendra français ; dans le cas contraire la “présomption” tomberait.”

C’est sur ce dernier point que Nicolas Sarkozy va choisir d’insister ce 11 août dans Valeurs actuelles. Il ne rappelle plus la “tradition” ou “l’histoire française” mais souligne la non-automaticité du droit du sol :

“Je suis contre sa suppression [le droit du sol, ndlr] mais pour sa modification assez substantielle. Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. Il fraudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance.”

Les choses sont dites… jusqu’à la prochaine inflexion ?

Source : Marianne

Régionales 2015 : Deux ex-élues UMP de Toulouse montent au Front avec Louis Aliot

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Chantal Dounot (ex-UMP) et Maïté Carsalade (ex-UDF et NC), anciennes élues à la mairie de Toulouse, figureront sur la liste Front National d’un Louis Aliot prêchant l’ouverture.

Deux anciennes figures de la droite toulousaine ont décidé d’apporter leur soutien à la candidature de Louis Aliot (FN) aux élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon. Elles se sont dévoilées, lundi 14 septembre, à l’occasion de la première conférence de presse donnée par Louis Aliot à Toulouse dans le cadre de la campagne électorale des régionales, dans une célèbre brasserie de la Ville rose.

Chantal Dounot-Sobraquès et Maïté Carsalade n’ont que très brièvement pris la parole. Le temps pour elles d’affirmer leur entier soutien à la candidature frontiste; pour Chantal Dounot-Sobraquès d’informer qu’elle a rendu sa carte de l’UMP « il y a deux ans » et à Maïté Carsalade d’indiquer qu’elle « a pris celle du FN, il y a deux ans et demi déjà ».

Chantal Dounot dans les tractations RPR/FN lors des régionales 1998

Chantal Dounot-Sobraquès est sans doute la prise de guerre la plus connue du grand public. Cette professeur des universités à la fac de droit de Toulouse fut élue à la mairie de Toulouse avec Dominique Baudis en 1983 sur le contingent RPR. Elle a participé activement aux trois mandats de Dominique Baudis, a été confirmée par Philippe Douste-Blazy en 2001 puis Jean-Luc Moudenc. Elle a siégé dans l’opposition municipale de 2007 à 2014, participant au groupe dissident formé par René Bouscatel et Marie Déqué en parallèle de celui de Jean-Luc Moudenc.

Chantal Dounot-Sobraquès fut par ailleurs longuement élue aux conseil régional de Midi-Pyrénées (jusqu’en 2010).

Après les élections régionales de 1998, lorsque Yves Censi (UDF) devait avoir recours aux voix des quelques élus du FN pour battre Martin Malvy (PS) à la présidence de l’institution, elle fut de celle qui milita fortement pour que Censi fasse alliance avec le FN. Elle organisa même une rencontre entre les deux camps. Elle n’eut pas gain de cause puisqu’Yves, et c’est tout à son honneur, n’accepta jamais cette compromission, rappelle un ancien élu de la droite régionale.

De 2008 à début 2011, Chantal Dounot-Soubraquès fut également secrétaire départementale de l’UMP 31, à l’époque de la présidence de Christine de Veyrac.

Maïté Carsalade, de Dominique Baudis au FN

Si le «ralliement» de Chantal Dounot-Sobraquès n’étonne pas forcément à droite, celui de Maïté Carsalade surprend davantage. Baudisienne jusqu’au plus profond de son âme, elle est entrée au Capitole en 1983 et aura marqué les esprits pour avoir été l’adjointe au maire en charges des affaires scolaires de Jean-Luc Moudenc et maire du quartier de la Côte Pavée, de 2004 à 2008.

Restée fidèle au centre, elle militait au Nouveau centre d’Hervé Morin avant la formation de l’UDI, s’était tenu plutôt proche de Christine de Veyrac au moment des élections municipales de Toulouse en 2014 avant… de sauter le pas vers le FN.

Louis Aliot: « Je tends la main aux électeurs de la droite »

Leurs positions sur la liste haut-garonnaise constituée par le FN pour les élections régionales restent pour l’heure inconnue. « Listes et têtes de listes seront dévoilés le 21 septembre après notre commission d’investiture », annonce Louis Aliot qui a préféré s’attarder sur sa volonté d’ouverture à droite.

Je tends la main aux électeurs de la droite, aux souverainistes, à tout ceux qui ne se retrouvent pas dans ce qui se propose aujourd’hui à droite

Et d’être convaincu que la profil de Dominique Reynié poussera la base électorale traditionnelle de la droite à s’interroger fortement en décembre prochain : « Il défend l’immigration, la GPA, l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Qui est-il sinon un homme de gauche avec une étiquette des Républicains et de l’UDI sur le dos ? Je le crois même capable de proposer de voter socialiste au second tour en cas d’une triangulaire… »

Source : actu.cotetoulouse.fr

Centre-Presse / Midi-Libre : Dominique Reynié : l’autre candidat de gauche !

CP

Joseph Daul (UMP/PPE) : “Europe mon amour”, la preuve par le porno !

joseph-daul-au-parlement-europeen-photo-archives-dnaJoseph Daul, le président du Parti conservateur européen, qui regroupe notamment l’UMP française et la CDU allemande, a décidé de faire aimer l’Europe aux jeunes. Et, pour y parvenir, il n’hésite pas à employer des arguments très directs, quelques semaines avant un scrutin européen qui s’annonce placé sous le signe d’une abstention record.

Ainsi, dans un entretien avec Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) (lien payant), relayée par l’AFP, il se lance dans une ode d’amour à l’Europe via … le porno.

Joseph Daul, 67 ans, raconte ainsi les joyeuses virées dans les cinémas porno allemands qu’il organisait avec ses amis, dans les années 60 :

Quand j’ai des groupes de jeunes visiteurs (au Parlement européen) qui me disent que l’Europe ne sert à rien (…), je leur dis qu’à leur âge, à 18 ans, quand je voulais aller à Kehl(une ville frontalière de Strasbourg, où il vivait, NDLR) pour voir les films pornos qui étaient interdits en France, il fallait parfois deux heures et demie pour passer la douane !
On arrivait au cinéma et le film était terminé !

Joseph Daul, qui se souvient encore que, “une fois sur deux, (il) avai(t) oublié le porte-monnaie avec les marks”, l’assure :

Quand on leur explique des choses comme ça, aux jeunes, ils voient tout de suite à quoi sert l’Europe.

Le député européen français, qui préside depuis 2007 le principal groupe politique du Parlement européen, ne sera pas candidat à un nouveau mandat en mai prochain.

Il entend se consacrer pleinement à la présidence du Parti populaire européen (PPE), à laquelle il a été élu en novembre.

Source : Le Lab Europe 1

Européennes : le Front national fait la course en tête !

Marine Le Pen, France's National Front political party leader, reacts as she attends their traditional rally in ParisÀ moins de trois semaines du scrutin, le parti de Marine Le Pen devance d’un point l’UMP, selon un sondage Harris Interactive pour LCP et Le Parisien. Une tendance qui se confirme sondage après sondage. Un sondage Paris-Match/Fiducial/Sud-Radio confirme lui aussi cette tendance forte en plaçant le FN à 24% d’intention de vote devant l’UMP à 22,5%.

Le Front national est-il en passe de remporter son pari d’être en tête au soir des élections européennes? À moins d’un mois du scrutin, le parti de Marine Le Pen fait la course en tête avec 22% des intentions de vote, selon un sondage Harris Interactive pour LCP et Le Parisien . Il serait talonné par l’UMP qui récolterait 21% des voix, devant un Parti socialiste à 17% qui subirait un nouveau revers électoral après les municipales de mars. En queue de peloton: les listes centristes de l’UDI et du MoDem et celles d’Europe Écologie-Les Verts feraient jeu égal (9%), suivies par celles du Front de gauche (8%).

Alors que le PS ne semble pas profiter de la popularité du nouveau premier ministre Manuel Valls, le succès du FN lui se confirme sondage après sondage. Dans les différentes enquêtes d’opinions menées entre fin mars et début avril, le parti frontiste talonnait l’UMP, à un ou deux points d’écart. Mais depuis une quinzaine de jours, les courbes se croisent. Un sondage Fiducial pour Paris-Match le 23 avril donnait ainsi au Front national une légère avance sur l’UMP, à 23% contre 22%, et un PS à 18,5%. Rebelote deux jours plus tard avec une enquête CSA pour Nice Matin et BFMTV, selon laquelle le FN obtiendrait 24% des suffrages, l’UMP 22% et le PS 20%.

À moins de trois semaines du scrutin, les listes FN et UMP se situent donc dans un mouchoir de poche. Un faible écart de voix qui traduit une incertitude sur leur ordre d’arrivée le soir du 25 mai. Face à cet enjeu, la participation sera décisive. Dans le sondage CSA du 25 avril pour Nice Matin et BFMTV, seules 35% des personnes interrogées se déclaraient «tout à fait certaines» d’aller voter. Un tiers des sondés se disaient également encore indécis sur leur vote. En 2009, le taux de participation s’était élevé à 41,31%.

Source : Le Figaro & Paris-Match

L’UMP, parti du repli, partisan du déclin

bruno-gollnisch-drapeau-europeen-et-francaisLe  sondage CSA pour BFMTV et Nice-Matin sur les élections européennes,  paru hier, confirmerait que le FN virerait en tête au soir du 25 mai. Les listes frontistes recueilleraient une moyenne de 24 % des voix, et séduiraient même   30% des électeurs de la tranche d’âge des  25-34 ans,  34% des  35-49 ans.   En seconde position, l’UMP  est créditée de 22% devant le tandem PS-radicaux de gauche (20%),  l’UDI (9%), le Front de Gauche (7,5%) et Europe-Ecologie-Les-Verts (7%). Pour autant, il s’agit comme toujours de garder la tête froide et d’appréhender cette nouvelle enquête avec le recul nécessaire. D’abord parce que la marge d’erreur reconnue par les sondeurs eux-mêmes est de plus ou moins trois points, ensuite parce ce que l’abstention, la meilleure arme du Système  en ce  qu’elle lui profite principalement, peut enrayer cette dynamique. Ce  même sondage précise  en effet que seulement   63% des personnes interrogées  se disent sûres de leur choix,  tandis que seuls 35% des  sondés   se disent  certains   d’aller voter. Plus précisément,   41% des sympathisants du PS iront voter, 40% de ceux de  l’UMP,  38% de ceux du  FN. Chacun l’aura compris le travail de mobilisation de l’électorat frontiste devra être mené avec force dans les quatre semaines à venir.

 Ce sondage CSA indique aussi que 39% des personnes interrogées affirment qu’elles voteront le 25 mai aux  pour sanctionner la gauche  au pouvoir. Une  fenêtre de tir dont l’UMP espère tirer quelques bénéfices en campant dans le rôle du seul parti crédible, dit de gouvernement,   capable de porter une alternative à la politique menée par le gouvernement et sa majorité. C’est pourquoi, sans surprise, au regard des sondages indiquant que le FN à le vent en poupe, Jean-François Copé a concentré hier ses attaques, lors de la conférence de presse de lancement  de sa campagne des européennes, contre l’opposition nationale.

  Le FN est un  «parti populiste», un gros mot dans la bouche de M. Copé,  « europhobe »,  dont les électeurs seraient des crétins puisqu’ils seraient   « moins exigeants »   que les Français qui continuent de voter pour l’UMP, avec un  «projet absurde de sortie de l’UE»,  qui «dit tout et n’importe quoi».  Les seconds couteaux, Hortefeux, Morano, Lavrilleux ont été chargés d’en rajouter  dans la description d’un Mouvement national aux idées délirantes, avec sa volonté « démagogique » de « rétablir les frontières », de  protéger nos compatriotes des ravages de la mondialisation, avec  « son programme dangereux pour l’influence de la France en Europe »

 En l’absence d’un parti souverainiste allié,  jouissant d’une certaine influence électorale,  capable de  prendre des voix au FN et/ou de les rabattre vers l’UMP, Jean-François Copé a ressorti  les formules magiques, censées dissuader l’électeur droitier, patriote de voter FN.

 Le très contesté patron de l’UMP a donc décliné des propositions, souvent peu crédibles, inapplicables, pas à la hauteur des problèmes ou des enjeux  et irréalistes dans le cadre rigide de l’Europe bruxelloise. Propositions surtout,     que la droite précédemment au pouvoir n’a jamais été en capacité de formuler et de tenter d’imposer. Certes, de Chirac à Sarkozy, la droite européiste a toujours fait sienne la célèbre formule énoncée par Charles Pasqua, « les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites »…

 Au nombre de celles-ci ont été citées  une « Europe à géométrie variable »,   la fin de l’élargissement de l’UE, la réforme  l’accord de Schengen de libre circulation, la  création d’un poste de commissaire européen à l’immigration,  une politique de sanction, voire de suspension ou  d’exclusion d’un Etat qui manquerait à ses obligations concernant ses frontières,le renforcement des moyens de l’agence Frontex.

 Jean-François Copé s’est aussi saisi de cette occasion pour tacler sévèrement le vice-président de l’UMP, Laurent Wauquiez, auteur d’un  livre fourre-tout  «  Europe : il faut tout changer ». Dans celui-ci, l’homme qui expliquait   qu’il était prêt à voter PS pour faire « barrage » au FN,  se garde bien de s’attaquer  à la religion  de la monnaie unique -« il faut garder l’euro car  il nous protège » (sic) avance-t-il prudemment.  Partant du constat  évident que  la construction bruxelloise « ne marche plus »,  il  propose un «protectionnisme» européen, un retour à une Europe des six (les Etats originels, auxquels il ajoute l’Espagne à la place du Luxembourg…), la sortie de  l’espace Schengen…

 « Laurent Wauquiez a des positionnements individuels parce que populistes », «il n’y aura pas de proposition démagogique à l’UMP» a affirmé M. Copé, qui a dénoncé point par point les  vœux de ce dernier Comprendre, volens, nolens,  au-delà des propos d’estrade  et des aménagements à la marge, que l’UMP n’entend pas   remettre en cause l’effacement de la France,   sa  soumission à l’idéologie bruxelloise. Idéologie supranationale dont la philosophie, le  but ultime, est  la mise en place d’une gouvernance mondiale,   qui est par essence, Bruno Gollnisch l’a souvent évoqué,  contraire au véritable génie de l’Europe, « espace qui inventé  la liberté et  l’égalité des nations.»

Dans les faits, Aymeric Chauprade le rappelait hier en compagnie de Marine Le Pen lors de la présentation de sa liste francilienne pour les européennes, l’UMP porte la pleine responsabilité avec le PS du déclin dramatique que nous subissons.  « L’UMPS  porte le bilan d’une Europe qui a détruit les économies des différentes nations européennes, qui a produit plus de chômage, plus d’immigration, plus de fiscalité, plus de délocalisation, plus de travailleurs détachés venant concurrencer nos travailleurs en France ».

 France info le soulignait implicitement, il n’est pas étonnant que cette collusion de fait entre les deux partis européistes apparaissent de manière flagrante, puisque dans le dernier exercice,  élus de l’UMP et du  PS ont voté conjointement 70% des textes présentés dans l’hémicycle du parlement européen.

www.gollnisch.com

Fédéraliste ou pas ? Le double discours de l’UMP et de la droite européenne

Le PPE, formation européenne de droite dont fait partie l’UMP, dément être favorable à une Europe fédérale. Pourtant, ses propres statuts affirment l’inverse.

L’échange est savoureux, quoique troublant. Ce jeudi matin, le journaliste politique Laurent de Boissieu relaie sur Twitter un article publié sur son blog et consacré aux positions de l’UMP en matière d’Europe. Au Parlement de Strasbourg, le mouvement est membre du Parti Populaire Européen (PPE). Ce dernier, explique le journaliste deLa Croix, est partisan d’une Europe fédérale. En témoignent ses statuts, adoptés en décembre 2011 lors du congrès de Marseille.

Extrait des statuts du PPE dont est membre l’UMP

PPE

Selon ce texte, le PPE s’appuie sur la «volonté commune [de ses membres] de fonder une Union européenne fédérale». Plus loin, il est dit que son but est de «promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe». Peut-on parler plus clairement ?

Pourtant, lorsque Laurent de Boissieu relaie son article sur Twitter ce jeudi matin, il s’attire un ferme démenti de la part du compte officiel du PPE, qui juge «mensonger» d’être présenté comme un parti fédéraliste.

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Renvoyé à ses propres statuts, le gérant du compte supprimera son premier tweet. «Si vous lisez nos productions actuelles, vous verrez que ce n’est clairement pas la ligne que nous défendons», ajoutera-t-il tout de même, avant de relayer le tweet d’une autre internaute selon laquelle le PPE est«tantôt fédéraliste, tantôt souverainiste» et «dans les faits, ni l’un ni l’autre».

Pourtant, un autre document fondamental, la «plate-forme» du parti adoptée en 2012, semble lui aussi favorable à une Europe fédérale : «Le PPE en appelle à un progrès graduel, mais résolu vers une authentique union politique», peut-on notamment lire dans ce texte (en anglais).

Il est vrai, en revanche, que le manifeste du candidat PPE à la présidence de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est bien plus mesuré. Selon lui, le PPE «soutient une Union européenne qui se penche sur des questions cruciales, laissant les pays seuls responsables du règlement de problèmes de moindre importance». Principe qui, selon son interprétation, peut être accepté aussi bien par un fédéraliste (satisfait que les «questions cruciales» relèvent de l’Europe) que par un souverainiste (qui insistera sur la latitude laissée aux Etats membres).

De même, l’UMP a choisi… de ne pas choisir entre les deux camps. Dans un texte publié sur le site du parti, ses principaux candidats aux européennes affirment que«les batailles entre souverainistes et fédéralistes appartiennent au siècle passé. De même que nous refusons de sacrifier la Nation sur l’autel d’une utopie fédéraliste, personne ne pense que la France doit rester isolée».

Quant à la «charte des valeurs» du parti, elle présente l’Europe comme un «cadre dans lequel les Nations doivent pouvoir exercer leur souveraineté tout en se projetant dans un avenir commun». C’est joliment tourné, mais pas aussi clair que les statuts du PPE, auxquels l’UMP a pourtant souscrit. Il faut donc croire que ces derniers ne signifient pas grand-chose – en tout cas dans une période électorale marquée par l’euroscepticisme ambiant.

Favorable à la «construction» européenne, la déclaration de principes du PS ne parle pas ouvertement de fédéralisme. En France, EELV, le Modem et l’UDI sont les partis les plus favorables à une telle option.

Source : Libération

Européennes 2014 : Hortefeux et l’UMP vendent du rêve … le chargeur universel !!!

Les-arguments-bien-concrets-de-Brice-Hortefeux-pour-inciter-a-voter-aux-europeennesEn matière d’Europe, Brice Hortefeux se veut un homme concret. Invité de Jean-Michel Apathie sur RTL ce 23 avril, l’ancien ministre de l’intérieur a tenu à donner aux électeurs une raison bien particulière de voter le 25 mai 2014:

La quasi-totalité des français ont par exemple un téléphone portable. Aujourd’hui, quand on change de téléphone, on se balade avec des fils dans tous les sens. Et bien par décision du parlement européen, en 2017 il y aura un chargeur universel.

Et d’ajouter:

Vous voyez l’Europe ce sont à la fois des grands principes mais ce sont aussi des réalités quotidiennes.

Ils en sont là pour nous vendre l’Europe … c’est dire !

Source : Le Lab Europe 1

Municipales 2014 : contrairement à ce qu’elle affirme l’UMP recule par rapport à 2008

La réalité s’impose bien plus que les éléments de l’engage distillés par l’UMP. En effet, la comparaison des résultats entre les élections municipales de 2008 et 2014 montre que l’UMP regresse en passant de 26,45% à 21,02%, seuls les DVD (pas un parti) et le FN-RBM augmentent.

Sans titre

Le FN à la conquête des abstentionnistes

-Le parti frontiste veut croire que des électeurs oseront lancer un «message fort» lors du premier scrutin d’après-présidentielle

L’abstention n’est pas l’amie du Front national car ceux qui ne votent pas sont d’abord issus des classes populaires, vivier électoral du parti de Marine Le Pen. «Nos scores sont plus bas dans les scrutins abstentionnistes», souligne Florian Philippot, vice-président du FN, en retenant cependant une leçon des élections partielles de 2013 où son parti était «le seul capable de ramener les abstentionnistes aux urnes», selon lui. Le FN sait aussi, parce qu’il est moins implanté que d’autres, qu’il ne dispose pas de «clientèle électorale» locale, laquelle se sent parfois redevable à l’égard d’un élu ou d’un conseil général.

Mais le parti frontiste veut croire que des électeurs oseront lancer un «message fort» lors du premier scrutin d’après-présidentielle. «Certains auront envie de dire qu’ils ont été trompés par la majorité et qu’ils ne croient plus à l’alternative UMP.»

Lors des dernières partielles, une proportion d’électeurs de gauche avait basculé sur le FN (+ de 40 % dans l’Oise) et les frontistes pensent que cette tendance se confirmera aux municipales. Ils ne croient pas à l’hypothèse d’une vague bleue parce que, selon eux, «la mécanique du biparti UMP-PS ne fonctionnera plus». Florian Philippot s’explique: «L’UMP souffre d’une double crise: crise de leadership et crise de positionnement car François Hollande poursuit la politique que voulait Nicolas Sarkozy, tel le pacte de responsabilité.»

Vote d’adhésion

Tout en rappelant que l’abstention est aussi un baromètre de défiance à l’égard de la classe politique, Nicolas Bay, directeur de campagne des municipales pour le FN, évoque les régionales de mars 2010 pour rappeler qu’il y avait eu une forte mobilisation de l’électorat FN entre les deux tours. «Il est certain que nous avons intérêt à ce que la participation soit la plus forte possible, sachant aussi que lorsque la participation est extrêmement élevée, comme ce fut le cas en 2002, nous pouvons aussi être pénalisés», explique-t-il. Le FN mise aussi sur son «ancrage» politique dans la société française. En comparant les intentions de vote actuelles dans certaines villes telles que Rodez, Boulogne-sur-Mer ou Vallauris aux scores de Marine Le Pen à la présidentielle, les frontistes jugent que le vote FN est désormais un vote «autonomisé et fidélisé». «Cela prouve qu’i s’agit bien d’un vote d’adhésion qui ne dépend plus de la force ou de la faiblesse des concurrents. C’est d’ailleurs un saut qualitatif irréversible», assure Florian Philippot en croyant que la tendance nationale d’adhésion au FN se prolongera en mars à l’échelon municipal.

Source : Le Figaro

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